Que vérifier avant de commencer la formation BNSSA ?

  • Date des examens BNSSA dans son département : vérifier qu'ils ne rentrent pas en concurrence avec d'autres dates impératives de son agenda (Baccalauréat ou examens universitaires, par exemple). Et privilégier la première date "proposée" par la Préfecture départementale (janvier ou février), histoire de pouvoir se rattraper à une suivante (avril, juin) en cas d'échec. Le cas échéant, il peut être stratégique de "faire" (préparer) le BNSSA via un organisme d'un département limitrophe, pour bénéficier de dates d'examen compatibles avec son emploi du temps.
  • Dates des entraînements du club, pour être sûr·e d'assister au moins à la moitié d'entre eux. (Une semaine sur deux dans l'hypothèse d'un par semaine, ou un par semaine si l'association formatrice en fait deux par semaine.)
  • De toute façon, un unique entraînement par semaine est insuffisant. Donc : se prévoir et se dégager du temps pour au moins deux entraînement hebdomadaires tout compris (en comptant celui du club ou non), espacés chacun d'au moins 24 ou 36 heures pour la récupération musculaire.
  • Dates de la formation PSE1 : souvent sur une semaine bloquée (vacances scolaires) ou trois week-ends de suite. Il est impératif, conditionnel, d'être diplômé·e du PSE1 avant de se présenter à l'examen du BNSSA.
  • Déménagement prévu dans les 9 mois à venir, ou non ? Si vous risquez ou prévoyez de le faire, il peut être stratégique de s'inscrire dans un autre département, ie. payer la formation BNSSA chez un autre club, celui d'un autre département. En effet, il serait fatiguant de faire 100 km A+R un jour par semaine, juste pour un entraînement aquatique.
  • Proximité géographique avec son médecin : vous aurez besoin de faire établir plusieurs certificats médicaux : un avant la formation (pour l'association), un avant l'examen (pour la préfecture), un avant l'embauche (pour l'employeur)...
  • Vue d'au moins 4/10 sans correction pour les deux yeux additionnés séparément. Si vous avez perdu un oeil (au sens propre ou figuré), il est probable que vous ne pourrez pas surveiller les lieux d'accès payant. À vérifier.
  • Ouïe correcte à 5 mètres à la ronde. Si une des vos oreilles (tympans) est infonctionnelle, je crains que vous ne puissiez avoir le droit de surveiller des lieux d'accès payant. À vérifier.
  • Vacuité de son bulletin n°2 du casier judiciaire, concernant les délits envers les mineurs. Il y a une très forte probabilité que vous rencontriez des enfants, adolescent·e·s et autres mineur·e·s durant vos missions de sauveteuse(eur) aquatique. Certains employeurs notamment des personnes publiques (ville, agglomération, communauté de communes) peuvent exiger que nous n'êtes pas l'objet de telle condamnation judiciaire. Ils le vérifieront évidemment. Ce bulletin n°2 peut en effet contenir mentions de ce "type" de condamnation. Or, une proportion significative des opérateurs de poste de secours, sont précisément ces personnes publiques : penser aux piscines municipales, lacs/étangs dans la ville, plages de bord de mer.... (D'autres opérateurs étant souvent les Pompièr·e·s ou les CRS-MNS.) Il vaut donc mieux ne pas avoir été condamné pour ce genre d'infractions, sinon il ne resterait plus que des employeurs privés, tels que les parcs aquatiques, hôtels, villages-vacances, croisiéristes... Mais rien ne les empêche de demander le bulletin n°3 à toute fin utile, même si son contenu n'a rien à voir !